Chaque premier week end de l'été, il pousse ça et là d'étranges créatures colorées et pleines de plumes ou bien totalement dénudées ou presque défilants sur des chars au son festif et bourré de bpm... Parfois ils sont plus discrets et ressemblent à tout un chacun. Ils fetent leur fierté, leur condition réprimée d'etre homosexuel.
Cette année est particulière puisqu'on fete les 40 ème anniversaire du soulevement de Stonewall, petit bar New-Yorkais où furent bastonnés et chassés des homos. Mais ces derniers ne se sont pas laissés faire et c'est à coups de talons aiguilles et de semelles compensées et de string à paillettes, qu'ils ont répliqué. Ce mouvement fut le démarrage du soulevement des gays aux Etats-Unis mais il fut très rapidement récupéré dans tous les pays qu'on dit industrialisés. Chaque pays l'adapte à sa sauce : dans l'hemisphère sud on fait la fete en mars comme le carnaval de Sydney, les grandes villes françaises débutent les festivités dès le début du mois de Juin, certains pays que l'on pense avancés viennent tous juste d'inaugurer leur marche des fiertés.... Et là je pense à tous ceux qui vivent dans ces pays ou ils sont opprimés et parfois tués à cause de leur condition.
Pour tous ceux-là je leur offre un moment de hottitude extrème avec Colton Ford qui a trouvé un bon moyen de recyclage puisqu'il passe du """""7ème art""""""" à la chanson. Désolé mesdames les camionneuses mais ce clip n'est pas pour vous....
dimanche 28 juin 2009
Sing A Song : épisode 25
vendredi 26 juin 2009
Le King Of Pop is dead
La nouvelle est tombée ce matin au décours d'une garde quelque peu calme comme si les gens s'étaient passé le mot d'une veillé inattendue. Michael Jackson a trépassé, victime d'une crise cardiaque à l'âge tout juste honorable de 50 ans. Le réveil s'en est retrouvé plus douloureux et plus amer. Tout le monde se rappellera de ce qu'il faisait à ce moment là, c'est comme l'assassinat de Kennedy ou les attentats du 11 Septembre ou la mort de Coluche (j'était en voyage scolaire à Monaco en CE2 dans le train qui nous ramenait aux bercailles) , indissociable de notre histoire et de notre vécu...
Le roi incontesté de la danse et de la musique vient donc de rendre l'âme et l'annonce de sa mort résonne sur la Terre comme une onde de choc. Seuls les reclus de Secret Story ne savent encore rien, enfermés et coupés du monde comme des moines tibétains en retraite spirituelle (la comparaison s'arrete là !!!).
Chacun d'entre nous est, je pense, plus moins touché par cette disparition. Moi personnellement, même si je n'adulait pas le personnage, il imposait le respect simplement par ses prouesses artistiques. Comme j'ai pu dansé sur Billie Jean, comme j'ai pu breaké sur Jam et groové sur A.B.C. ou encore Don't Stop till You Get Enough... Mes heures de gloires en discothèque je les lui doit. Maintenant que la place est libre, je peux enfin prendre mon aise et récupérer le titre du Roi de la Pop que l'on m'a subtilisé....
Je plaisante ! Of course !!! Il est inégalable. Tout ce qu'il touchait devenait de l'or et des disques de platine. Je n'oublierai jamais autant que ma mémoire me le permettra ce clip qui m'effraya jusqu'à la moelle avec des vampires,des morts-vivants et des croquemitaines sortis du sol et de cryptes et qui se mouvaient en une choregraphie à relayer Kamel Ouali au rang de programmateur de kermesse. Comment ne pas s'incliner devant ce danseur hors-pair qui a insufflé tant de vocations à des millions de gens à travers le monde. Ce moonwalk, même si le mime Marceau en revendique (revendiquait) la paternité restera dans les annales de la danse. Je ne vous parle même pas de ce déhanché sur Beat It que j'ai essayé en secret mainte et mainte fois (le secret est laché) de reproduire. En vain !!!!
Et puis Michael, je l'appelle par son prénom maintenant, ça rend le personnage plus intime. Et puis Michael ce sont des clips hallucinants également. Il n'hésitait pas a utilisé les meilleurs pour la réalisation. Je reste encore bluffé par le final de Black or White avec ce morphing de visages façon United Colors Of Bennetton... A l'époque c'était de une véritable avancée technologique.
Malgrés tous ses déboires judiciaires il reste un homme grand et rien ne pourra effacé son prestige même pas Farah Fawcett (ancienne Drôle de Dames au brushing impeccable) qui nous a quitté le même jour.
Je pourrais comme ça m'étaler des heures et des heures sur la personne mais rien plus simple que de faire parler son oeuvre.
En fait il est quasiment impossible d'intégrer des clips dans ce post car ils ont presque tous été désactivés.... Voilà donc un petit florilège absolument pas représentatif mais en fait dans le Jackson tout est bon !
Versus 4

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samedi 20 juin 2009
Departures
Petit préambule en forme de cri d’enthousiasme : Departures est un film formidable. Ne vous laissez surtout pas décourager par le résumé lapidaire qui risque d’en être fait (du genre : c’est l’histoire d’un croque-mort…), venez le voir, vous en sortirez enchantés, on prend les paris !
On meurt comme on vit dit le proverbe. Certains meurent seuls, abandonnés de tous parce qu’ils ont été trop discrets ou peu aimés, certains au contraire meurent avec sérénité, entourés des leurs, réconfortés par la conscience d’une existence heureuse et bien remplie alors que d’autres focalisent dans leur mort toutes les rancunes accumulées. Departures parle de la mort pour mieux parler de la vie, mais en toute simplicité, sans angoisse ni pathos, et même parfois avec un humour irrésistible parce que tous ceux qui ont eu la douleur de perdre un proche savent que les enterrements et les deuils sont paradoxalement des moments où le tragicomique s’invite, où ceux qui ont aimé la même personne peuvent éprouver un vrai bonheur à partager le souvenir des moments passés.
Departures nous raconte le destin insolite voire ubuesque de Daigo, un violoncelliste au chômage qui quitte Tokyo pour retourner dans son village natal et qui finit par accepter, hasard et nécessité, un bien étrange métier… Persuadé de postuler pour un emploi dans une agence de voyage au doux nom de « Departures », il devient assistant d’une entreprise de pompes funèbres, où il apprend à préparer, dans la stricte tradition japonaise, les défunts pour leur dernier voyage. Un métier évidemment rejeté, qu’il prend bien soin dans un premier temps de dissimuler à sa fiancée.
A partir d’un sujet qui aurait pu être scabreux et morbide, Yojiro Takita réussit le prodige de livrer une œuvre émouvante et profondément touchante, qui réserve quelques moments de rupture comique particulièrement réjouissants. La séquence d’ouverture est à ce titre d’une géniale absurdité et résume à elle seule le ton du film, vraiment étonnant. On ne la dévoilera pas d’avantage mais sachez que par l’irruption d’une péripétie burlesque dans une cérémonie funéraire, on devinera une existence gâchée, une famille qui n’a pas su accepter la différence d’un fils, on verra des sentiments enfouis revenir enfin à la surface… Un exemple parmi d’autres de la richesse d’un film qui déborde d’humanité généreuse, qui fait vivre une foule de personnages attachants, même ceux qu’on ne voit que quelques minutes…
Yojiro Takita filme admirablement les gestes, d’une précision et d’une délicatesse infinies, de ces hommes qui rendent la mort plus belle et plus acceptable, en redonnant aux corps sans vie la beauté, le sourire, la sérénité des jours heureux. D’ailleurs, dans une scène d’une sublime beauté et d’un romantisme échevelé, la fiancée du croquemort, qui l’avait provisoirement quitté à cause de son métier, en retombe amoureuse en voyant avec quel amour, avec quelle intensité, avec quel talent (toutes qualités qu’il déployait lorsqu’il jouait du violoncelle et qui l’avaient séduite une première fois…) il accomplit sa tâche.
L’acteur Masahiro Motoki est d’une beauté à la fois douce, hiératique et fragile qui colle parfaitement au personnage, alors que Tsutomu Yamazaki, avec une placidité remarquable, incarne le vieux patron de l’entreprise de pompes funèbres, qui cache une fracture que l’on devine peu à peu. L’intensité mélodramatique est renforcée par la splendide musique de Joe Hisaishi, compositeur éternel de Miyazaki, qui crée une ambiance doucement mélancolique.
Et le film sait aussi parfaitement tirer parti des paysages du Nord Est du Japon, durant les quatre saisons extrêmement contrastées que traverse le récit.
Departures - Bande Annonce du Film
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jeudi 4 juin 2009
Surrogates
C'est le prochain Bruce Willis et, mon Dieu, ça déchire tout. On passera sur le fait qu'on retrouve un Bruce qui a pris un coup de vieux mais ça s'annonce très punchy. Mais il faut attendre l'automne prochain. En attendant bande-annonce !
