vendredi 23 octobre 2009

Total black-out


Le Flashforwrd c"est un principe cinématographique qui projette le spectateur dans le futur plus ou moins proche d'un personnage afin de rajouter du suspens et d'enrichir la compréhension du scénar. C'est aussi le nom de la série qui a démarré début octobre sur la chaine ABC aux Etats-unis et qui remporte un succès plus que honorable pour ne pas dire qu'elle réalise un véritable carton. Le principe est simple quoique peu réaliste, mais nous sommes dans une série fantastique : le monde entier (the whole world) plonge dans un coma de 2 min 17 sec (précision suisse), et bizarrement tous les gens sur la planète ont une vision du futur... Jusque-là rien d'exceptionnel, c'est la base de tout ce qui va suivre. Là où la situation devient intéressante c'est que tout le monde rêve de son propre futur à la même date à savoir le 29 avril 2010 (qui, comme par un prodigieux et habile tour de passe-passe, se trouve être la date de diffusion du dernier épisode de la première saison). Le héros principal, M. le grand le seul le beau Joseph Fiennes, agent du FBI ne comprends pas ce qui lui arrive du moins pour le moment. Il décide de rassembler sur un site internet les témoignages de toutes les personnes sur Terre afin de réaliser une mosaïque d'évènements et d'écrire une histoire "qui tienne la route". On passera sur les imperfections narratives et le grand spectacle à l"américaine: tous les immeubles SANS EXCEPTION sont comme éventrés sur toutes les plans de villes par des avions ou autres hélicoptères (traumatisme du 11 septembre ???), les personnages ne se posent même pas de questions rationnelles (intervention éphémère d'un neuro-psycho) sur ce qui leur arrive, ils acceptent et c'est tout... Mais ce qui est bien prenant dans l'histoire c'est que les avenirs de chacun sont intriqués et que l'histoire de l'un aura une conséquence sur l'histoire de l'autre. Par exemple un des personnage qui n'avait pas eu de vision du futur et qui a juste titre craint pour sa vie reçoit un appel d'une personne de l'autre bout du monde qui lui annonce sans roulement de tambour qu'elle a eu une vision de sa mort.... Les histoires vont donc crescendo et ça se complique quand sur une vidéo de caméra de surveillance on retrouve un type éveille alors que tout le monde est plongé dans les bras de Morphée.... Mais chut j'en dis pas plus. Cinq épisodes ont déjà été diffusés et c'est le carton de la rentrée. Un mix réussi entre Lost et 24 heures. En tout cas le fait que le scénario se déroule sur toute une année en temps réel (système narratif outrageusement piqué à ("Plus belle la vie") rajoute au suspens et rend le spectateur accro chaque semaine... A voir pour la suite.


mardi 20 octobre 2009

Parano, moi ????!!!?? Jamais


Mon Prix Nobel de la Paix à moi

Article lu sur Libé version en ligne

Qu’est-ce qui reste lorsqu’il ne reste plus rien ? Qu’est-ce qui nous tient lorsqu’on a perdu ce à quoi l’on tenait le plus ? Qu’est-ce qui résiste quand la vie nous a lâchés ? Comment vivre lorsqu’on est déjà mort ? D’emblée, on ne peut pas s’empêcher de chercher au fond des yeux du docteur Ezzedine Aboulaïch une lueur d’explication, un début de réponse, mais ils sont tellement sombres qu’ils ne renvoient rien d’autre que leur propre lumière, venue de l’intérieur, comme deux puits de charbon phosphorescents.

Avant d’avoir un visage, un nom, une histoire, le docteur Ezzedine Aboulaïch est une voix, un sanglot interminable, une douleur insupportable. Pendant la guerre de Gaza, des millions de téléspectateurs l’ont entendu, le 16 janvier, pleurer sans retenue, en direct sur une chaîne de télé israélienne, la mort de trois de ses filles, pulvérisées par un obus de tank. Ce médecin, spécialisé en gynécologie, qui travaille en semaine au complexe hospitalier de Tel-Hashomer, près de Tel-Aviv, est une figure connue du public israélien. Parce qu’il parle l’hébreu et qu’il défend des positions modérées, les médias israéliens l’interviewent régulièrement sur ce qui se passe à Gaza. Ce jour-là, Shlomi Eldar, de la chaîne 10, l’appelle sur son portable pour prendre des nouvelles de la guerre en cours. Une première fois, le médecin ne décroche pas. Shlomi Eldar insiste et branche le haut-parleur, en direct sur le plateau. «Ya Allah ! Mes filles, mes filles», hurle le médecin avant de raconter ce qui vient de se passer, entre deux sanglots. «Pourquoi, pourquoi ?Qu’est-ce que mes filles ont fait pour être tuées ?» La présentatrice, pétrifiée, tente de reprendre le fil de son journal. Shlomi Eldar sort avec son téléphone, toujours allumé, qu’il regarde épouvanté, comme une grenade dégoupillée. Ezzedine Aboulaïch venait de faire exploser la vitre blindée de l’indifférence. Deux jours plus tard, l’armée israélienne cessait le feu unilatéralement.

Le docteur Aboulaïch a donné un visage, un nom, une histoire aux victimes de Gaza. Il a fait plus que ça : il leur a rendu leur dignité. Même au pire du drame, jamais il n’a dérapé dans la haine et la vengeance : «De cette tragédie, je veux faire quelque chose de positif pour les civils de Gaza, qui souffrent d’injustice depuis tant d’années. Je refuse d’être prisonnier des ténèbres, j’aspire à la lumière, à la vie.»On pourrait le croire illuminé, naïf. Il est tout simplement habité par ce qu’il considère comme une mission : «Le sang de mes filles aura au moins ouvert les yeux du public israélien. Les gens ont réalisé qu’il y avait des êtres humains, comme eux, dans la bande de Gaza.» Mais il ne veut pas s’arrêter là : mercredi dernier, il était à Paris pour le lancement d’une fondation dédiée à l’éducation des filles et des femmes palestiniennes.

Tout le monde a entendu sa voix à la télévision mais lui, à quoi ressemble-t-il ? Trapu, le teint mat, les cheveux noirs, 55 ans. Il parle sans s’arrêter, comme si le silence était sa tombe. Et aujourd’hui, comment se sent-il ? «Comme quelqu’un qui vient d’être opéré du cœur. Une opération réussie mais qui laissera une grande blessure, permanente, ineffaçable.» Sa voix tremble lorsqu’il évoque Bissan, 21 ans, Mayar, 14 ans, Aya, 13 ans, et sa nièce, Nour, 16 ans, toutes brillantes élèves, tuées dans ce funeste bombardement. Depuis la mort - naturelle - de sa propre femme, Bissan tenait lieu de mère à ses sept enfants. Une autre de ses filles, Sheda, a perdu un œil dans le bombardement. Tout est à reconstruire, la vie, la maison. Il pourrait partir s’installer au Canada, où on lui propose un poste. Mais non. Sa vie est à Gaza, dans le camp de réfugiés de Jabaliya, où il est né et a grandi, où il vit toujours avec ses frères, qui s’occupent des enfants lorsqu’il est en Israël pour son travail. Le week-end, il rentre dans la bande de Gaza et ouvre une consultation gratuite pour les habitants du quartier.

Cet homme serait-il un saint ? A l’écouter, tout paraît simple et normal dans une région où rien ne l’est. C’est un enfant de réfugiés, chassés de Houj, dans le désert du Néguev, en 1948. Du village familial, où se trouve aujourd’hui le ranch d’Ariel Sharon, il ne reste rien, sauf un vieux cimetière arabe. L’aîné de six frères et trois sœurs, il a grandi dans l’un des camps de réfugiés palestiniens les plus durs, celui où a éclaté la première Intifada en 1987. «Mes parents étaient très pauvres et illettrés. Mais comme les gens qui ont tout perdu, ils croyaient dans l’instruction.» Ezzedine Aboulaïch est un pur produit de l’UNRWA, l’agence de l’ONU qui prend en charge les réfugiés palestiniens depuis 1948 : études de médecine au Caire, spécialisation à Londres, passage par la Belgique, diplômé de Harvard, il est rentré travailler au pays en 1993. «Dès le début, j’ai compris que notre problème était le manque de communication et de confiance. Quand je soigne un patient, je m’occupe de lui dans sa totalité, comme un être humain, pas comme un bras ou une jambe. Chacun de nous, Israéliens et Palestiniens, doit commencer par reconnaître l’humanité de l’autre, le reconnaître comme un être digne de respect et de dignité. Alors seulement, les choses iront mieux. Mais nos leaders ne veulent pas de ça, ils nous entretiennent dans la caricature et les fantasmes.» D’autres ont reçu le prix Nobel de la paix pour moins que ça.

Ezzedine Aboulaïch n’est pas un naïf pour autant. Aux Israéliens, il sait tenir un langage ferme : «Ils devraient se poser la question : pourquoi les Palestiniens leur en veulent autant ? Mais ils ne veulent pas surmonter la peur qui est en eux. Je leur dis une seule chose : vous vivez dans un état indépendant, vous menez une vie libre et confortable ; les Palestiniens ne veulent rien d’autre. Défendre les droits des Palestiniens, c’est défendre votre propre droit à la vie et au bonheur.» Quand on évoque le Hamas, il coupe sèchement : «Oui le Hamas existe, il est le fruit d’un long passé d’injustices et de haine. Mais assimile-t-on tous les Israéliens à Avigdor Lieberman (1) ?» Quant à la communauté internationale, il n’a pas de mots assez durs pour son silence pendant la guerre, tout comme sa prodigalité pleine de culpabilité d’après-guerre : «Nous sommes comme un homme sans eau dans le désert. On nous promet quatre milliards de dollars pour reconstruire Gaza. Mais ce dont nous avons besoin, c’est un verre d’eau, pas de promesses mirobolantes.»

Cet homme est un mystère impénétrable, comme son regard. Une fleur poussée sur le béton de Gaza. En arabe, son nom de famille signifie «le père de la vie». Comme dirait le regretté Alain Bashung : «Angora, montre-moi d’où vient la vie, où vont les vaisseaux maudits ?»

(1) Leader du parti d’extrême droite Israël Beïtenou, actuel ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Nétanyahou.

Par CHRISTOPHE AYAD


jeudi 15 octobre 2009

Aujourd'hui, c'est la Sainte Thérèse.

Je me suis rendu compte qu'aujourd'hui c'est la Sainte Thérèse. Pas une pas deux, je pense à vous chers amis qui me lisaient. Alors vous avez le choix:
- soit une chanson de Joan Osborn, interprète éphémère de 2 tubes qui sont passés aux oubliettes (et grâce à votre serviteur un des deux refait surface tel un espèce de Titanic qui emerge de milles ans sous les mers)
- soit un extrait de "le père Noêl est une ordure" avec une Anémone inoubliable en Thérèse. Réplique tout aussi inoubliable :"Mais je vous en prie. Figurez-vous que Thérèse n’est pas moche. Elle n’a pas un physique facile... C’est différent". Allez je vous laisse c'est fin, très fin, ça se mange sans faim




mercredi 14 octobre 2009

Poésie quand tu nous tiens....


jeudi 8 octobre 2009

Comédie capill-Hair




Voilà donc le petit film indépendant sympa qui risque de faire un bouche-à-oreille phénoménal. C'est une comédie-documentaire sur les noirs africains (africaines en l'occurence) et leur problème capillaire. En effet le cheveux de la femme noire est naturellement crépu et revêche et ces femmes sont la bête "noire' de tous les réducteurs capillaires. Black is beautiful me direz-vous ? Effectivement c'est ce qu'on doit se dire mais ce film est fait avec tellement d'autodérision et avec un humour de second degrè tellement subtile (enfin je le devine à la bande-annonce) qu'on se prend de compassion pour ces femmes à la coiffure difficile et aux frisotti rebèles. Et puis c'est un film qui apporte une certaine culture générale : On y apprends, par exemple, que l'Inde est le 1er exportateur de cheveux au monde et que la crème rendant les cheveux lisses à la Naomie Campbell se trouve être un puissant corrosif pouvant rendre les femmes aussi chauve que moi.... J'attends la sortie avec impatience.


mardi 6 octobre 2009

Utilisez des ampoules basse consommation ! Je vous l'ai déjà dit...



Je traduis pour les non anglophones: "tant que le soleil ne sort pas de ton cul, utilise des ampoules basse consommation..."


Dans la série je ne sais pas quoi faire...


lundi 5 octobre 2009

The end of poverty ?


Desigual

C'est la marque tendance, branchée, espagnole, colorée (ça va de soi) qui fait fureur en ce moment. Ma soeur a craqué, mon interne a craqué, moi j'ai craqué... Je profiterai d'une escapade caliente en fin d'année pour faire des emplettes.
Logo impeccable !!!



Versus 15



VERSUS


Le com'

Le commentaire ou com' est une marque de respect pour celui qui ecrit, qui prends la peine de partager de son quotidien et qui prends surtout de son temps pour faire plaisir (?) aux autres. C'est également une preuve de la vie de ce blog.
A bon(s) entendeur(s)
Salut


Human Tétris


samedi 3 octobre 2009

Calendrier uniqlo

Bon après le sujet grave du post précédent, un peu de détente…
Le calendrier sur le site uniqlo à découvrir ici
très addictif, entre le jeu d'enfant avec des figurines et le regard divin sur les miniatures que nous sommes…
Ah poésie du samedi matin…


Beauté technique sur la forme et petite inquiétude sur le fond

China's 60th Anniversary national day - timelapse and slow motion - 7D and 5DmkII from Dan Chung on Vimeo.