lundi 30 août 2010

Elles reviennent le 26 Septembre

La nouvelle venue is a beatch !!!


Desperate Housewives: la bande-annonce de la saison 7
envoyé par TELEOBS. - Gag, sketch et parodie humouristique en video.


Petite séance de rattrapage pour celles et ceux qui auraient loupé les épisodes précédents...


samedi 28 août 2010

Le petit futé Algérie



Un pays terreau de la frustration et de la jalousie, un peuple sensible uniquement aux ingérences étrangères, des hommes machos plus qu'ailleurs dans le monde, une jeunesse formée de crétins-frustrés, de pervers et de psychopathes, un quotidien sale, une hôtellerie archaïque et une milice à la solde de forces spéciales.


C'est avec ces termes que la destination Algérie est présentée aux lecteurs du Petit futé, le plus réputé des guides touristiques dans le monde sans que les officiels algériens réagissent à ce jour.
L'année passée, en septembre, le ministère du Tourisme a rendu un hommage aux efforts déployés par le Petit futé et autres guides avec l'intention d'acheter des centaines d'exemplaires sur fonds publics. Il y a quelques jours, un exemplaire de l'édition 2009-2010 du Petit futé Algérie, la quatrième, est tombé entre mes mains, et je me demande si les proches du ministre de l'époque ont pris la précaution de feuilleter ce guide avant d'initier la démarche. La même question se pose à propos des grands annonceurs publics que sont Air Algérie, l'ONAT, Moblis et l'hôtel Aurassi, pour ne citer que ces derniers, et qui ont, sans le savoir, subventionné une grave atteinte à l'image de la destination Algérie et à celle de tout le pays. Le drame est important, car le Petit futé est le guide qui reste le plus vendu dans le monde francophone.

Si l'ouvrage était un livre de politique ou d'économie touristique, on comprendra le recours aux termes et au style adoptés par les rédacteurs du Petit futé Algérie, mais il s'agit d'un guide touristique appelé à fournir une forme de conseils aux voyageurs potentiels sans parti pris politique. A travers cette contribution, je présente à l'opinion publique nationale et aux responsables en charge de la préservation de l'image de notre pays une lecture d'un des plus néfastes traités commis contre l'Algérie ces 10 dernières années.
Casbah délabrée, femmes légères et démocratie d'homosexuels.

Les attaques contre l'Algérie commencent dès la page 25 où est présentée la symbolique Casbah si chère à la mémoire collective algérienne. On ne peut parler d'Alger sans évoquer sa Casbah. Elle est la première destination de tout touriste qui passe par Alger. Reste que si les rédacteurs du Petit futé font un constat sans ménagement de l'état des lieux, ce qui est vrai, le reste des commentaires n'est pas innocent. Ainsi, on apprend que les Algériens seraient insensibles à l'état dans lequel se trouve leur Casbah, le cœur d'El Djazaïr. Les efforts de restauration sont imputés à une ingérence internationale plus qu'à une quelconque prise de conscience nationale.

Ainsi, à la page 25, on peut lire : «Au retour même timide des touristes, ou peut-être grâce à l'organisation de réunions internationales qui demandaient qu'Alger montre meilleure figure, des travaux ont enfin commencé début 2005». Comme tout patrimoine culturel, La Casbah intéresse et sensibilise les différents acteurs, algériens ou non, versés dans la préservation et la promotion de ce genre de patrimoine à travers des actions menées en concert avec les pouvoirs publics. Cela se fait partout dans le monde et non pas uniquement en Algérie.

Selon le Petit futé, ce peuple qui assassine son patrimoine culturel est plus cruel envers la femme. La sentence est écrite avec dérision. «Si les hommes algériens peuvent reconnaître haut et fort que les femmes sont leurs égales, sinon supérieures, reprenant le mythe de la bonne mère, dévouée et courageuse sans qui le pays n'existerait plus, bla, bla, bla, dans la réalité, il ne reste pas grand-chose de ce beau discours qui nous surprendrait presque…». J'avoue que dans ma carrière de journaliste spécialiste dans le tourisme, c'est la première fois que je lis un guide qui use de la formule «bla, bla, bla» pour mépriser une destination qu'il est censé présenter et conseiller à ses lecteurs.

«Le nouveau code de la famille présenté par Bouteflika en mars 2005 est loin d'être satisfaisant. L'idéologie islamiste a complètement assombri le regard des hommes sur les femmes. On voit, mais on ne connaît pas la femme. On ignore ou on en veut à celle qui par sa seule existence vous attirera dans les filets du mal. Comme ailleurs, et peut-être plus qu'ailleurs, les femmes sont souvent rabaissées, voire battues… Il est toujours normal pour un homme algérien de lever la main sur sa femme, sa petite amie, sa fille…», lit-ont toujours dans la page 105.

Le dénigrement va plus loin quand les rédacteurs du Petit futé Algérie insinuent avec des mots à peine cachés que l'activité religieuse chez la femme algérienne n'est qu'une distraction, voire un loisir pas plus. «Pour certaines femmes, participer aux réunions religieuses et à la prière du vendredi… est la seule occasion de sortir du domaine privé qu'est le foyer», lit-on encore à la page 105.
Au fur et à mesure qu'on avance dans la lecture du guide, on constate que la haine des rédacteurs augmente. Selon eux, l'Algérie, pays de «crétins frustrés» serait un terreau de la frustration et de la jalousie. Les termes sont clairs à la page 106, où l'on peut lire : «... Les crétins frustrés ne s'abstiennent pas ici qu'ailleurs et il reste difficile, voire impossible, de faire certaines choses comme de s'asseoir seule à une terrasse de café même dans les grandes villes. Et, amies, gardez à l'esprit que les ragots et les médisances naissent et prospèrent très rapidement dans le terreau de la frustration et de la jalousie.»

Les Algériennes seraient des femmes faciles, selon les rédacteurs du Petit futé Algérie, elles seraient d'hypocrites prostituées prêtes à se donner au premier venu pour un simple repas.
Pour le Petit futé Algérie, la prostitution est omniprésente en Algérie. Elle est dans les grandes villes, au cœur des résidences d'Etat et même sur internet. «… A Alger ou à Oran, de Club des Pins aux cabarets les plus miteux en passant par les restaurants, les bars d'hôtel et bien sûr internet et les sites de rencontre, des dizaines de filles cherchent une vie meilleure malgré les tabous, malgré le hidjab facilitant paradoxalement les choses, qui pour un cadeau, qui pour un dîner sortant de l'ordinaire, qu'on appartienne à la classe moyenne (s'il en reste une !) ou qu'on soit plus défavorisé… la prostitution est plus visible qu'on aurait pu l'imaginer dans la rue, dans les hôtels, très fréquentés l'après-midi, les bars de ces mêmes hôtels, les lieux de sortie nocturne», lit-on en page 106.
Pire, des faits divers sont déviés de leur contexte et rapportés toujours dans cette page donnant une image caricaturale des Algériens. D'un côté, des prostituées, et d'un autre, des violeurs.

«… Face à ce phénomène, des ‘‘barbus’’ ont monté des ‘‘raids’’ punitifs contre celles dont ‘‘on dit que…’’ qui ont tourné au viol collectif, voire plus, comme à Hassi Messaoud il n'y a pas si longtemps. Tout le monde le savait…», lit-on, toujours dans cette page.
Même en traitant des tenues vestimentaires des Algériennes, on profite pour dénigrer le peuple algérien et ses femmes. On a l'impression qu'on veut nous dire que si, aujourd'hui, juste pour un dîner, une Algérienne est prête à découcher, c'est parce que cela est ancrédans les mœurs des femmes de ce pays. Pour le besoins de la sale besogne, on recourt aux services d'un certain Nicolas Nicolays qui a rédigé au XVIe siècle des récits de voyages. Le passage suivant, tiré de ses récits, est reproduit dans le Petit futé Algérie : «Tout le long du fleuve et du rivage, les femmes et les filles esclaves maures de la ville d'Alger vont laver le linge, étant ordinairement toutes nues, excepté qu'elles portent une pièce de toile de coton de quelques couleurs bigarrées pour couvrir les parties secrètes (lesquelles toutefois pour peu d'argent elles découvrent volontiers)» Rien que ça !

Si, selon les rédacteurs du Petit futé Algérie, les Algériennes sont des femmes légères de naissance, même si elles portent un hidjab qui facilite «la chose» ; celles qui se sentent émancipées sont des égarées. «…Même si vous apercevez en ville des jeunes femmes habillées légèrement, ne sachant pas qui elles sont, où elles vivent ou comment elles sont jugées, évitez de faire comme elles en portant des tenues jugées provocantes», lit-on encore.
Sous le titre «Homosexualité», les rédacteurs du Petit futé algérien traient de la soif des Algériens à la démocratie. Ce raccourci qui résume les luttes des Algériens pour les libertés et la démocratie à celle de la population gay, qui dit avoir sa place dans la société, n'est pas saint du tout. C'est comme si les luttes de ce peuple pour la séparation des pouvoirs ont été menées exclusivement par des homosexuels. «Dans les années 1980, des associations ont cru pouvoir profiter de la démocratisation pour se faire entendre, mais quand les islamistes s'en sont mêlés les années suivantes, d'aucuns ont pensé qu'il était temps que le ménage soit fait», lit-on dans la page 107 dans la rubrique réservée à l'homosexualité. Une dérive !

On a l'impression que les réticences à l'homosexualité sont le propre de la seule société algérienne et de la religion musulmane. Toutefois, au lieu de donner l'avis des Algériens sur la question, on recourt à une citation d'un cheikh égyptien, comme s'il s'agit du Petit futé Egypte et non Algérie. Ainsi, on apprend, dans cette même page 107, que, selon le cheikh égyptien Abde Al Azim Al Mitaani, «la perversion sexuelle en général va à l'encontre de la volonté de Dieu et de sa création. Il s'agit de comportements méprisables dont se détournent même les animaux les plus vils». Un véritable racolage littéraire dans le seul but de nuire à l'Algérie. Pour rester dans le registre du bien et du mal, boire une bière en Algérie constitue un risque selon les rédacteurs du Petit futé Algérie. En effet, à propos des bars et cafés, on peut lire à la page 145 que «s'il est devenu facile de trouver des bars où l'on serre de l'alcool à Alger, il en va autrement dans d'autres villes et a fortiori à l'intérieur du pays. Les bars sont certes des lieux de convivialité mais aussi et surtout des lieux où les clients viennent pour s'enivrer ou pour oublier (alors que bien souvent les Algériens ont le vin triste) et il n'est pas rare d'y croiser des femmes.» Ne pouvant pas dire qu'en Algérie on ne peut pas boire d'alcool, on nous ressort cette histoire de vin triste.

Au pays des ragots, l'eau n'est pas potable et les hôtels sont désenchanteurs

Les rédacteurs du Petit futé Algérie reconnaissent à la page 107 que «l'espérance de vie est, certes, en régulière augmentation et supérieure à la moyenne africaine». Toutefois, ils rajoutent qu'elle «cache des difficultés croissantes» sans les préciser. Une contradiction qu'aucun professionnel ne peut commettre sauf s'il est mal intentionné. S'il est vrai que ce dernier reste en deçà des attentes des populations et des efforts financiers consentis, il reste que le système existe et qu'il est le premier responsable de l'augmentation de l'espérance de vie. Comme s'il fallait faire du mal à l'image de l'Algérie coûte que coûte, les rédacteurs du Petit futé Algérie écrivent dans la même page que «… la consommation d'anti dépresseurs, d'anxiolytiques et autres tranquillisants est également importante et dans certaines villes, le nombre de panneaux annonçant un psy peut surprendre.»


Aux touristes qui viennent en Algérie, les rédacteurs du Petit futé Algérie donnent un seul choix : ne rien boire du tout. «Dans les grandes villes, l'eau du robinet peut se boire à condition de tolérer les goûts la caractérisant», peut-on lire à la page 143 à propos de l'eau du robinet en Algérie. Quand on sait que l'eau est censée être incolore, inodore, on saisi la finalité du message. «Dans les sources des villages et des oasis, l'eau est meilleure au goût, mais peut être à l'origine de troubles intestinaux…», lit-on à propos de l'eau des sources, comme quoi, cette eau est aussi à éviter. Enfin, la suspicion touche aussi l'eau embouteillée. «On trouve partout des bouteilles d'eau minérale, pas toujours scellées, souvent de marque…», lit- on encore. Autrement dit, en Algérie, il est déconseillé de boire de l'eau.

Dans la page 462, les Algériens sont présentés comme des gens sales. «Principale particularité qui peut être un problème : la pénurie de l'eau ! Dans les toilettes des lieux publics ou même chez les particuliers, l'eau est stockée dans un récipient qu'on déverse dans la cuvette (sans exagérer sur la quantité) en guise de chasse d'eau. Dans la plupart des cas, comme il n'y a pas du tout- à-l'égout, on ne jette rien dans la cuvette. Une poubelle est presque toujours mise à disposition. Il s'agit juste de s'y habituer ! Autre particularité : il n'y a presque jamais de papier toilette», écrivent les rédacteurs.
A propos de l'hôtellerie, les rédacteurs du Petit futé signalent que «la capitale est assez bien pourvue en hôtels mais l'offre proprement touristique est assez restreinte pour une capitale. Le standing ne correspond pas au nombre d'étoiles affichées et les prétentions sont assez élevées au vu de la qualité des services proposés».

Ce constat dressé à la page 213 et jusque-là objectif et partagé, sauf que la suite, comme pour la question de l'eau, donne aux touristes potentiels un seul choix, celui de ne pas venir en Algérie.
«Si coupures d'eau, mobilier hétéroclite bancal et manque d'entretien sont le lot des hôtels de bas de gamme, c'est la qualité de l'accueil qui fait souvent défaut dans les hôtels des catégories supérieures», écrit-on pour dénigrer tout le parc hôtelier indépendamment de la gamme.

Ce parc est dénigré, aussi, indépendamment du statut «…Mais en ce qui concerne la qualité, on entre alors dans une autre dimension. Dans chaque ville d'importance, l'Etat gère un hôtel, souvent construit dans les années 1960… Ces hôtels, toujours très bien situés, ont malheureusement vieilli quand ils ne sont pas déjà agonisants… le personnel a pris de l'âge en même temps que les piscines se vidaient, que les jardins s'asséchaient, que la plomberie s'engorgeait de détritus divers ou que la moquette aux spirales psychédéliques pourrissait… Aujourd'hui, à de rares exceptions près, ces hôtels sont devenus plutôt sordides et le service très aléatoire», lit-on ! «D'autres hôtels, privés ceux-là, sont très fiers de leurs prestations mais n'espérez pas y trouver le confort qu'on s'est habitués à découvrir au Maroc voisin». Et voilà que même l'hôtellerie de droit privé est achevée. Même les établissements des chaînes internationales sont caricaturés, car l'essentiel est de nuire à la destination Algérie. «… Aucun hôtel algérien ne peut être qualifié de cadre enchanteur, le service laisse presque toujours à désirer, la plomberie et l'électricité peuvent inquiéter les plus anxieux et la propreté les plus maniaques… Les hôtels de chaînes internationales échappent évidemment à ce constat, mais leurs chambres ressemblent à celles que vous occupez à Miami ou à Melbourne», lit-on à la page 509.

Sous le titre Voyager seule, à la page 460, les rédacteurs du Petit futé Algérie versent davantage dans la méchanceté. Quand ils écrivent, en s'adressant aux touristes potentiels, «ce qu'il vous faudra éviter de chercher à éviter à tout prix, c'est de donner prise aux ragots, l'une des principales activités algériennes, que ce soit dans un petit village ou à Alger !» Je ne sais pas s'il existe, dans le monde, un seul gouvernement qui acceptera la présence de ces remarques déplacées sur sa population dans le plus grand tirage en matière de guides touristiques. A toutes celles qui voyagent seules, le Petit futé Algérie ne se prive pas de rappeler que les Algériens sont des obsédés harragas. «Dans le sud, les gens se sont habitués à voir des bras et des jambes nus, mais ils n'en pensent pas moins ! Garder à l'esprit que vous représentez le pays vers lequel on rêve très fort de s'envoler pour un meilleur avenir… Sachez donc rester circonspecte devant toute tentative de séduction un peu incongrue», lit-on à la même page

Milices, sida et persécution des libertés

Les rédacteurs du Petit futé Algérie semblent faire à travers la rubrique réservée à la police le procès de la politique sécuritaire d'un pays souverain plus que la présentation d'une destination. Ainsi, à la page 461, on peut lire : «Il y a trois types de représentants de l'ordre en Algérie : la police (en bleu), la gendarmerie (en vert) et les milices des forces spéciales ou de simples agents de sécurité (en noir). Difficile donc de savoir à qui on s'adresse.»
Avec ce constat, je ne vois pas de touristes prêts à prendre l'avion pour un pays dont les forces spéciales ont leurs milices et où il y a confusion dans le travail des différents corps de service de sécurité. Afin de jeter plus de doutes, à la même page, les rédacteurs écrivent : «Il n’y a presque pas eu de faux barrages, ces sinistres barrages dressés n'importe où, même sur les autoroutes, par des groupes terroristes cachés sous des tenues policières dérobées, on n'ose pas se demander comment.» On a l'impression de lire un rapport d'une organisation des droits de l'homme et non un guide touristique.

Le risque en Algérie ne s'arrête pas à ces faux barrages, selon le guide, il est aussi lié au sida et autres MST. Les conseils de prudence sont portés à la page 465 comme s'il ne s'agit pas d'un problème de santé publique mondial. «Avoir des relations sexuelles non protégées fait courir le risque de maladies sexuellement transmissibles, dont le sida qui n'épargne pas l'Algérie, mais aussi l'herpes, de chlamydiae et autres joyeusetés». Pour quelle intention inclure une mesure préventive générale dans Le Petit futé Algérie ? Le sida existe en Algérie, comme partout dans le monde pas plus !

Pas de libertés au pays de la mafia politico-financière

Etant moi-même journaliste, ayant à mon actif des années de prison avec sursis et des dizaines de millions de centimes d'amendes, je trouve inopportun que la question des libertés de la presse et de son combat figure dans un guide touristique avec des commentaires d'ordre politique.
Il y a confusion de genres, une instrumentalisation de la question, non pas pour défendre la cause des journalistes, mais pour nuire à la destination.

«A la lecture des titres parfois audacieux de certains journaux de la presse algérienne, on pourrait penser que la presse est libre en Algérie. Ce n'est plus le cas depuis 2004, année de la pénalisation des délits de presse. Et cette audace est chèrement payée souvent par la prison avec sursis et des amendes très sévères et quelquefois par la prison ferme… En revanche, des pressions de toutes natures sont constamment exercées sur les journalistes de la part des responsables politiques, de la mafia politico-financière, de notables et d'hommes d'affaires locaux mettant en péril leur métier et dans certains cas leur vie», lit-on à la page 473.
«Les journaux, leurs directeurs et leurs journalistes sont régulièrement assignés en justice pour répondre de plaintes pour diffamation et le plus acharné semble être le ministère de la Défense qui s'estime diffamé par la moindre allusion dans les caricatures et les articles publiés», lit-on encore à la même page pour donner une image plus sombre de l'Algérie et de son institution militaire.

Pour conclure, disons qu'un guide touristique qui s'attaque au président d'un pays et à son armée pour promouvoir la destination est une innovation. Il faut toutefois admettre que les responsables algériens ont été pris par abus de confiance. Moi-même je n'aurai jamais pensé que les rédacteurs d'un guide touristique, ceux du réputé Petit futé en particulier, capable de commette une telle agression contre un peuple et un pays. Moi-même je comptais des amis au sein de cette entreprise et avant de lire le guide, je n'ai jamais douté des qualités des rédacteurs.
Il ne sert à rien d'être présents dans les foires, de passer des pubs sur certaines TV si l'image de la destination est souillée dans les colonnes du premiers guide touristique dans le monde. Une action pour limiter les dégâts s'impose à court terme. Une autre action pour révolutionner les démarches de communication et promotion de la destination afin d'éviter ce genre de situation s'invite à moyen terme.


Affaire Bettencourt, saison 2: et maintenant, l'ordre des médecins s'en mêle!

Par La rédaction du Post
le 27/08/2010 à 15:00, vu 7360 fois, 82

Connaissez-vous Gilles Brücker, le dernier venu de l'affaire Bettencourt?


Mediapart nous conte une nouvelle face de la saga Bettencourt. Cette fois-ci, côté médical.

- Liliane Bettencourt a un médecin, Gilles Brücker, qui est aussi son exécuteur testamentaire, celui qui est chargé de faire respecter ses dernières volontés. Sa compagne s'appelle Christine Katlama. Jusque là, tout va bien.

- Gilles Brücker est un proche de François-Marie Banier. Là, ça se gâte.

- Gilles Brücker a appris par la suite qu'être exécuteur testamentaire de Liliane Bettencourt entraînait une petite gratification de trois fois rien, un million d'euros. Ouch!

- l'ancien médecin de Liliane Bettencourt, Philippe Koskas, a le sentiment d'avoir été écarté par Brücker, rappelait le Nouvel Obs, quand il avait voulu mettre sous curatelle Liliane Bettencourt.

Ce qui entre en contradiction avec le Code de déontologie médicale, explique le président de l'ordre des médecins, sur Mediapart. Il est interdit aux docteurs de s'immiscer dans les affaires de famille ainsi que d'obtenir un mandat "dans des conditions anormalement favorables".

- Ah, au fait: le couple Brücker-Katlima est déjà allé passer quelques vacances sur l'île d'Arros.

- Les associations où sont impliquées à un haut niveau le couple de médecins bénéficient de généreuses subventions de... Liliane Bettencourt. Les 2 assos qui deviendront (avec d'autres) copropriétaires de l'île d'Arros à la mort de Liliane Bettencourt. Ça commence à devenir louche, non ?, s'interroge Médiapart.

Bonus track: La fille du couple a reçu, un beau matin de 2006, un don de la milliardaire de 500.000 euros.

Une nouvelle affaire satellite qui s'ajoute aux enquêtes sur la succession de Liliane Bettencourt, le supposé conflit d'intérêts d'Eric Woerth, l'affaire de l'île d'Arros.


Pakistan: Catastrophe humanitaire ou catastrophe de l'humanitaire?

Par reporter sans frontières
le 18/08/2010 à 00:24, vu 732 fois, 0



Les chiffres sont là. Effarants, accablants, consternants. 20 millions de personnes touchées,en danger de mort, un pays noyé sous les eaux, et si peu de mobilisation internationale.

En France, quelques dizaines de milliers d'euros réunis péniblement par la Croix-Rouge, et les ONG. Un malheureux avion envoyé au bout de trois semaines par le gouvernement français.

Triste bilan aux raisons lamentables. Quand le Tsunami touche de "bons occidentaux", que des images de la catastrophe se déversent sur les écrans du monde entier,que les présentateurs de JT appellent à donner tous les soirs, Les dons affluent au point que les caisses de certaines organisations disposent encore d'un "trésor de guerre" spécial Tsunami.

Mais quand c'est le Pakistan, c'est une autre affaire: Sinistre "Revival" d'ailleurs pour un pays qui en 1986, avait connu un effroyable tremblement de terre, ayant fait plus de 80 000 victimes. Déja le pays s"était heurté à un manque similaire de mobilisation internationale. Je me souviens avoir visité dans les montagnes du Cachemire, une semaine, après que la catastrophe soit survenue, des villages qui n'avaient pas reçu le moindre aide. Des villages ou journalistes parvenaient avant humanitaires, ou les survivants cotoyaient les morts dans le plus total dénouement. Au retour d'Islamabad, j'avais alors interviewé un homme, éléctron libre, grande figure de l'humanitaire, spécialiste assumé de l'indispensable tapage médiatique dont il revendiquait l'utilité et inventeur du concept du "droit d'ingéreence. Bernard Kouchner avait alors trouvé les mots d'une sincère colère pour fustiger avec vigeur l'inaction occidentale de l'époque.

Seulement voila, le Pakistan n'a pas bonne presse. Le Pakistan est associé à l'image du terrorisme jihadique. Les services secrets du Pakistan (ISII), ont crée de toutes pièces les talibans afghans. Ils sont infliltrès par des islamistes, et plusieurs enquètes ont démontré des liens entre des organisations pakistanaises et des cellules terroristes ayant frappé de Londres à Mumbai, jusqu'à Kaboul. Le Pakistan fut le pays ou l'on assista à la première effroyable décapitation d'un otage occidental: Le journaliste Daniel Pearl. La vallée de Swatt est une des zones (les plus touchées par les innondations) qui, échappant au contrôle gouvernemental, acceuille en son sein le noyeau dur d'al qaida. Ben Laden, selon les derniers renseignements vit retranché à la frontière pakistano-afghane...

Alors? Alors cela refreine quelques peu les ardeurs occidentales à donner, et à envoyer sur place toutes équipes dotées du matériel nécessaire. Comme si les villageois, les vieux, les gosses méritaient de crever, puisqu'ils n'ont pas le bon passeport, ni la bonne religion. L'amalgame est vite fait. Le Pakistan laisse dubitatifs et inactifs les donnateurs du Tsunami. Les conséquences sont là. Le pays fait nauffrage.e

Par ailleurs, comme à l'habitude, les Organisations gouverne mentales ou non, dont la vocation est d'agir dans dez zones dangereuses, quelles qu'elles soeint; sont tristement fidèles à leurs réputations. Evaluation des risques, éternelle ritournelle du on y va, on y va pas? planification qui dévore les moyens dévolus à l'action d'aide d'urgence, ou dans la durée. La vocation initiale de ces organisations semble parfois bien oubliée. Et là, l'on pourrait comprendre, ceux qui répugnent à donner pour financer l'achat de beaux 4X4 sur le terrain, ou la construction de "compounds" sécurisés par des équipes privées à qui il faut verser éspèces sonnantes et trébuchantes...

Mais la la frilosité de l'occident, dénonçée vigoureusement par le premier ministre britannique, n'est pas forcément un bon calcul. Car de ce vide humanitaire, profitent sur le terrain des organisations dont on sait qu'elles sont clairement et ouvertement affilié au courrrant d'esprit ou d'action islamiste. Quel meilleur moyen de faire de nouvelles recrues que de venir en aide, drapeau vert en poupe aux populations en souffrance, abandonnées de tous?

L'on n'a apparement rien retiré des leçons du passé. C'est sous couvert d'une organisation aritative et charitable, apportant du pain à ceux qui avaient faim, créant des dispensaires pour les malades, des écoles pour les gosses, qu'un certain mouvement baptisé "Hamas", était né à Gaza. A l'époque, le gouvernement israélien y voyait d'un bon oeil le moyen de contrer le "Fatah" d' un certain Yasser Arafat. Aujourd'hui, chacun de nous sait ce qu'est devenu le Hamas. Dont la prise de pouvoir empeche tout processus de paix viable de reprendre au Proche-Orient.

Mais rien n'y fait. La tragédie pakistanaise, nécessiterait une mobilisation d'ampleur extraordinaire, et sans délai. Qui se fait attendre et ne viendra sans doute jamais. Le Pakistan aujourd'hui est la démonstration implacable de ce que l'humanitaire tout entier est en situation de catastrophe.

Frédéric Helbert.


mardi 17 août 2010

Le meilleur jouet de tous les temps


Je ne comprends pas ce que j'ai fait de mal. Il n'y a eu de ma part ni violence ni mépris, je n'ai porté atteinte à personne...




LEMONDE.FR avec AFP | 17.08.10 | 12h02 Journaliste ????

La soldate israélienne qui a diffusé sur Facebook des photographies d'elle aux côtés de prisonniers palestiniens les yeux bandés et les mains liées ne comprend pas le tollé provoqué par ces images."Il n'y a eu de ma part ni violence ni mépris, je n'ai porté atteinte à personne. Je ne comprends pas ce que j'ai fait de mal", a affirmé Eden Abargil à la radio militaire.

En Israël, les photos d'une soldate posant devant des prisonniers font polémique
"Je n'ai pas parlé avec les Palestiniens, je leur ai donné à boire et à manger et je ne leur ai pas dit qu'ils étaient photographiés", a ajouté cette soldate, qui a précisé que les images avaient été prises en 2008 dans une base "près de Gaza". "Je ne pensais pas que tout cela ferait autant de problèmes. Les médias ne me laissent pas tranquille, alors que eux ne demandent jamais aux gens arrêtés la permission de les filmer."

L'armée israélienne a dénoncé, dans un communiqué, "le comportement honteux de la soldate", précisant qu'elle avait achevé son service militaire il y a un an.

"Je m'excuse auprès des gens qui se sentent blessés par moi. Mais j'ai agi en toute innocence, de bonne foi. Ces images n'avaient aucune prétention politique (...) De toute façon on trouvera toujours à redire contre Eretz Israël (la Terre d'Israël), nous ne sommes pas un peuple qui a beaucoup d'amis. On nous attaquera pour la moindre petite chose", estime la jeune femme.

Le directeur du Comité israélien contre la torture, Yishaï Menuchim, avait pour sa part stigmatisé dans un communiqué le comportement de la soldate, estimant qu'il "illustre une attitude qui est devenue une norme consistant à traiter les Palestiniens comme des objets et non des êtres humains".

Un porte-parole de l'Autorité palestinienne a également affirmé que ces images démontrent que l'occupation corrompt les Israéliens. "Cela reflète la mentalité de l'occupant, la fierté d'humilier les Palestiniens."

La publication en 2004 de photographies montrant des soldats humiliant des prisonniers irakiens à Abou Ghraib, à l'ouest de Bagdad, avaient fait le tour du monde, provoquant l'indignation contre les méthodes employées par l'armée américaine.


dimanche 15 août 2010

mariage

eh bien je vois toute l'actu du monde sur ton blog et pas de trace du 10juillet!!!! pas de photos de ton beau costume ni de ta joli soeur!!
j'attends une dedicace de ta part sur ta couscoussiere


vendredi 13 août 2010

Dana Dawson

La nouvelle a éclaté ce matin ; Dana Dawson est morte . Vous me direz mais qui est Dana Dawson ? Vous aurez raison de poser la question. Seuls les fanas des années 80-90 comme moi se souviennent de Dana, jaune chanteuse black ayant fait peu de tubes mais quels tubes! Je me souviendrai de son sourire rayonnant et de sa pêche sur le plateau de Champs-Elysées avec Drucker, de ses choregarphies à couper le souffle...
Elle est morte jeune (36 ans, oui ça fait jeune) d'un cancer du colon (saloperie!)
Petits souvenirs






lundi 9 août 2010

Comedie à la finesse italienne


Ciné Gay : Le premier qui l'a dit (Mine Vaganti)
envoyé par GayClic. - Regardez des web séries et des films.


Grande réunion familiale dans la somptueuse maison d'une illustre famille de Lecce (dans les Pouilles, Sud de l'Italie), très pointilleuse sur les traditions et donc inévitablement saturée de non-dits, de petits drames refoulés, d'amours cachées… La spécialité de la maison, ce sont les pâtes, et le fils aîné n'a pas vraiment d'autre choix que de reprendre le flambeau, succéder à son père à la direction de l'usine qui les fabrique (les pâtes), perpétuer le nom et tutti quanti.
Ce jour là donc, tout le monde est réuni autour du grand commandeur : épouse, fils, filles, grand-mère, conjoints, petits enfants et les plats circulent, quand retentit le petit ding ding d'un couteau sur un verre de cristal… aussitôt doublé par le son cristallin d'un autre verre… chiedo la parole !
Le benjamin des fils, Tomaso, réalise, ahuri, qu'il s'est fait doubler par son frère ainé Antonio.

Quelques heures plus tôt, Tomaso avait averti son frère qu'il n'en pouvait plus, qu'il ne supportait plus le mensonge, qu'il n'avait qu'une envie : rejoindre son amoureux à Rome. C'était décidé, il allait donc révéler son homosexualité lors du repas familial. Leur père prendrait certainement très mal la chose, mais cela lui était égal et Antonio étant déjà seul à diriger la fabrique, ça ne changerait pas grand chose pour lui et il s'éclipserait aussi tôt son coming out accompli…
Et voilà que, contre toute attente, Antonio le coiffe sur le poteau pour avouer à la stupeur générale : « Io sono gay », ce que son petit frère ignorait tout autant que le reste du clan : les bouches béent, les fourchettes restent en l'air et le père tombe, foudroyé par une crise cardiaque… dont il ne mourra hélas pas, ce qui complique encore les choses, car comment Tomaso pourrait-il parler maintenant ? « Un fils pédé et mon père se retrouve à l'hosto, deux, ça le tuerait » se désespère-t-il en annonçant à son petit ami qu'il ne rentre pas à la maison. Son frère étant chassé à la fois du toit familial et de l'usine qui va avec, le père étant en convalescence, il faudra bien qu'il assure l'intérim jusqu'à des jours meilleurs et donne le change. Il y a justement là la fille de l'associé dans l'affaire, une adorable brune qui le dévore des yeux, et qui a tout compris, comme elle avait compris pour l'ainé, tout comme la grand mère, qui elle-même avait su taire un sacré secret d'amour toute sa vie.
Et comme si la situation n'était pas assez explosive, voilà que les copains romains d'Antonio (dont son amoureux), tout aussi homos et pas du tout honteux, déboulent dans la famille…

Bien sûr, nous sommes en Italie et l'ambiance est celle des comédies justement à l'italienne, même si Ferzan Ozpetek est également influencé par le mélodrame turc de ses origines ou par les films de Louis de Funès, très bien diffusés à Istanbul quand il était jeunot et dont il était fan. Quand on lui demande s'il pense que les grandes familles du Sud de l'Italie sont particulièrement rétrogrades, il répond qu'il a le sentiment général que le monde est moins tolérant qu'il y a dix ans. « En Italie, notamment, sans doute à cause de l'action conjointe du gouvernement et de l'Église. Il y a davantage de racisme et de xénophobie. Davantage d'homophobie ? Difficile à dire… » L'histoire lui a été inspirée par celle d'un copain dont le frère avait annoncé son homosexualité. Lui-même étant tout aussi gay mais du coup n'osant plus rien dire, il devait sans cesse subir sa mère : « Heureusement tu n'es pas comme ça, toi. Tu va perpétuer le patronyme familial… », ce qui lui cloua durablement le bec. C'était à New-York, il n'y a pas si longtemps.


dimanche 1 août 2010

Versus 30


Les Petits Mouchoirs Bande-annonce 1
envoyé par toutlecine. - Court métrage, documentaire et bande annonce.

VERSUS



Putain je pourrai pas attendre octobre.....!!!!


Elle est trop forte



Le sourire ne la quitte plus; l'aurait-il quitté un jour? je ne pense pas. Voilà une athlète qui vit pour son sport qui se prends pas la tête et ça fait du bien pour le sport français, mise à mal ces derniers mois. On assiste a une véritable moisson de médailles et à une vague de dynamisme qui contamine tout le camp français et la jeunesse en général. Je ne fais pas de sport mais j'aimerai partager toute ce positivisme.