lundi 17 décembre 2012

Première journée à l'hôpital Gabriel Martin J2

La première nuit sur la Réunion a été un peu agitée. Peut être le stress, peut être la chaleur, je ne sais pas.
Grâce à mes hôtes, je profite d'un bon petit déjeuner aux saveurs locales. Confiture de letchis (eh oui ça s'écrit comme ça), de mangue, de citron local. Jus d'orange pressé frais. J(ai même pu avoir droit à des viennoiseries qui n'ont rien à envier aux pâtisseries métropolitaines. A peine le temps de remercier mes hôtes et je file à l'hosto chargé comme une mule avec mes 2 valises , mon sac à dos. Tout juste après une centaine de mètres je me mets à transpirer la mort. Un truc énormissime,un vrai geyser, le mannenkenpiss version corporel et plus je transpire, plus je stresse et plus je transpire.... Un véritable cercle vicieux. Si bien que j'ai du me changer dans les toilettes avant d'assister au staff et de débuter ma journée.
Je découvre donc mes collègues de travail. L'une d'elle connait bien Avignon puisqu'elle y a été pédiatre pendant pres d'une 10 aine d'années et l'autre a un très bon ami pédiatre sur Avignon que je connais puisque je le remplace régulièrement. Le monde est plus petit que je le crois....
A nouveau choc et pas des moindres: ils sont en plaine épidémie de bronchiolites et d'asthme/ Comment c'est possible avec cette chaleur que le VRS se ballade comme ça???? C'est INADMISSIBLE....
Bref je prends connaissance du service. Je suis affecté aux grands enfants.  Et là encore un choc. Les grands vont jusqu'à 18 ans. Il y avait 2 ados de 17 ans et demi. Et comme le service des nourrissons est plein, ils en ont mis aux grands. Ca fait que je devait soigner un bébé de 6 semaines en debut de couloir pour finir avec des ados presque majeurs à la fin de ma visite.... Totalement schizophrénique.
Et puis faut se mettre rapidement au créole. En se concentrant un peu on capte mais quand même c'est zoribble.
Je finis vite ma visite pour récupérer les clés de mon appart. J"ai un petit appart sympa à 2 pas de l'hosto. Climatisé, c'est vital. Et en plus on me prête une Twingo pour un mois. C'est le pied. Je pourrai visiter le Réunion et accompagner ma soeur qui me rejoindra le 25 décembre.
Trop HS le soir pour faire le tour du bord de mer donc je me couche. Du moins j'essaie


dimanche 16 décembre 2012

Arrivée sur l'Île de la Réunion J1

Arrivée sur lÎle vers 11 h du mat (8h en métropole). Groggy par ces quelques 13 h de voyage.
Premier choc : d'ordre thermique. Il fait un bon 32 degrés. Chaleur  moite et lourde...
Beaucoup de monde à l'arrivée. Trois avions venant de la métropole sont arrivés en même temps sur l'aéroport Roland Garros (oui le célèbre aviateur est d'origine réunionnaise) alors ça a bloqué à la sortie... Heureusement mon contact sur place,Olivier, était à l'heure et très accueillant. Il m'a gentiment accompagné sur Saint Paul (distant de 25-30 km).

Deuxième choc : c'est mix total ici. On dirait qu'on a pris toutes les communautés de la Terre (sauf les américains) et qu'on les a concentrées sur une île. Y'a vraiment de tout : des blancs métropolitains (les Zoreilles), des blancs créoles, des créoles africains, des Tamouls, des Arabes et des Zarabs (indous), des asiat.... De tout de tout de tout..... ça fait vraiment plaisir de voir que tout le monde vit dans le respect de chacun et de l'autre. En plus ils sont très serviables et gratos !
J'avais pris soin (la veille) de contacter une chambre d"hôtes. Je me suis pris avec un peu d'avance (clin d'oeil à Anne). Il faut savoir que les hôtels et les chambres d'hôtes ne courent pas les rues sur place. Comme la commune de St Paul s'étend ,comme toutes les autres communes, de la cote jusqu'aux montagnes ça fait de la route. C'est très verdoyant et le soleil cogne....
Arrivé donc sur St Paul. Petite restauration sur d'une paillote sur le quai Gilbert. Rien de bien exeptionnel mis à part les samossas au poulet très délicieux.
La fatigue me prenant tout le corps je demande à Olivier de m'accompagner jusqu'à la chambre d'hote. 
Mylène et Bruno tiennent Kia Ora. Une chambre d'hotes sympathique très calme et pas loin du centre hospitalier Gabriel Martin. Le cadre est magnifique (cf les photos jointes). Il s'agit d'un couple de (jeunes) retraités qui ont passé leur vie à vadrouiller sur tous les DOM TOM... Tahiti, Maurice, Réunion, retour à Tahiti, puis sur Réunion. Un bref passage en métropole. D'ailleurs ils ont 3 enfants qui sont expatriés partout dans le monde (Inde, Quatar et .... Lille). La petite dernière est interne en pédiatrie et elle a un poste en néonat, je vous le donne en mille sur l'île de la Réunion.
Bref je profite de l'apres midi pour faire un petit somme pusi une fois requinqué je vais faire un tour pour decouvrir l'hosto..
Première nuit agité. Réveil vers 1h du mat ( 22h chez vous) genre je sors d'une garde hardos  et je me réveille très tard de mon repos.... Demain est une journée découverte. Je découvre ma nouvelle structure, ma nouvelle équipe, et mon nouveau planning.....
Heureusement que la clim fonctionne de partout !











samedi 15 décembre 2012

Le grand départ

Tout aurait pu se dérouler sous les meilleures auspices si je n'avais pas eu ce fâcheux accident où certes je suis en un seul morceau mais ce qui n'est pas le cas de ma petite polo. Fin délicate contre le trottoir d'un tunnel marseillais après une  thèse bien réussie. Fin tragique dans une fourrière mal famée des méandres marseillais...
Bref journée du vendredi occupée à trouver un garage, à trouver une dépanneuse, à espérer que l'on me rendre ma titine, tout ça sur Marseille alors que j'avais une dernière journée chargée avant le départ vars l'île de la Reunion.... J'étais tellement bouleversé que j'en ai oublié le reportage spécial Ile de la Reunion sur faut pas rêver...
Dernières préparations à la hâte le samedi matin , bouclage de la valise, dernières inspections de formalités... Puis c'est le grand départ. J'ai toujours ce problème d'attachement à la famille, à la terre, aux personnes qui m'handicape dans toutes mes entreprises... Pas de larme, pas de larme. Bref une fois le dernier bisous donné (plutot 3 bisous chacuns) je pénètre dans la zone d'embarquement. Jusque là rien de bien existant. Je prends le vol pour Paris. Quelle ne fut ma surprise de partagr le vol avec un personnage politique à l'oeil affuté. J'étais au rang 10 et lui au rang 1. Mais j'ai tout de suite reconnu ce vieux grabataire à la chevelure mesquine, à la démarche vascillante du vieux prostatique,à la garde rapprochée malsaine, et au faciès qui ferait peine à Elephant Man.... J'étais à même pas une 10 aine de mètres de JM Lepen. Rien que d'écrire son nom ça me dégoûte.
ça ma gaché le debut du voyage et ça promettait pour la suite. AU debut je flippais qu'il rejoigne la Réunion. De toute façon il ne se mélange pas avec le peuple. Pas de risque donc de le croiser en classe éco.
Je pensais que les vols pour la Réunion n'étaient pas encore bondés. Mais j'avais ublié ce petit detail important que les vacances scolaires locales débutent ce week end et que les réunionnais rentrent tous sur leur Ile...L'avion était plein à craquer chez Air France mais chez Air Austral aussi et chez Corsair également.
Le vol se déroule sans embûche même si je regrette à chaque fois d'être en classe éco. Je me laisserait bien tenté par la business.... Qui sait peut être un jour...
Repas frugal somme toute et hotesses de l'air très charmantes bien que peu souriantes.... Je n'ai pu visionner qu'un film (Camille redouble) car j'étais trop HS pour en visonner un second et pas assez pour profiter de sommeil reparateur....
Soudain un appel provenant du cockpit. On demande un médecin pour un petite urgence. Je n'écoute que mon coeur me lève, pars dans la mauvaise direction et le temps que je rebrousse chemin les hotesses avaient trouvé un vieux quinqua qui a fait l'affaire. Puis elle me demande ma spécialité, et quend je lui réponds pédiatrie, elle me dit que de toute façon le malade était un adulte et que ça dépassait mes compétances. Merci connasse! elle a quand même pris mon numéro de siège au cas où il y aurait un petit à sauver. Je me suis laissé entendre dire que ceux qui soignaient (sauvaient) des gens dnas les avions avaient des petits avantages et étaient remercié grassement. Moi je ne demandais qu'une place en Biz Class... Tans pis....


jeudi 13 décembre 2012

Elle dit merci à photo shop....



Petite perle au cours d'une nuit d'insomnie

Je connaissais déjà le duo avec John Forté mais là Miss Valérie June recidive pour le plaisir de nos oreilles...


lundi 10 décembre 2012

Vite un défibrillateur....!

Mes errances sur le Web me mèneront loin, très loin, trop loin même... Alors je ne sais pas exactement sur quoi je surfais quand une fenêtre pop-up c'est ouverte en arrière plan... Me demandez pas d'explication. 
J'aurai jamais dû ouvrir. Sincèrement je n'aurai jamais dû. 
Je tombe sur un groupe 5 nanas qu'un casteur mal-attentionné ou bien vicelard à l'extreme a récupéré sur les trottoirs de Bogotta. Ces nenettes se font appelés Ex-girldfriend (feat. Lupe Fuentes, quel nom prédestiné). Ex Girlfriend,... genre elles ont au moins eu dans leur vie un homme stable. Rien en tout cas dans leur attitude ne le laisse transparaitre. Elles sont tellement vulgos que je n'ose même pas décrire ces poupées à honorer à 200 dollars la prestation (avec ou sans finition peu importe), fille de peu sur Jimmy Choo. 
A priori ces dealeuses de joie ont une leader. C'est la petite du milieu à qui il a definitivement manqué de l'hormone de croissance petite. Elles ont toutes suivi un programme d'amaigrissement intensif façon Dukan assimilation expresse sur 7 jours (sauf l'asiatique qui a craqué au bout de 48h... Peuchère). T'imagines les dégats. Sur la fonction cérébrale j'entends.
 Puis je vous raconte pas les tenues. Ben si! je vais me faire un plaisir de vous décrire leur tenues. Je peux vous dire memzelles que Kiabi fait son grand retour avec son offre spéciale 4 tenues achetées, une 5ème offerte. Attention ni repris , ni echangé ! C'est quand même honteux qu'en 2012 on puisse manquer d'autant d'imagination et de self-esteem. Si pour monter dans les charts il faut mettre à plat son amour propre eh bien le quintet a tout réussi. 10 sur 10 à tous les niveaux. Carton plein aussi avec la chorégraphie, tout droit sortie d'une kermesse de primaire. Je faisais mieux avec Jeanne Valette à mes bras (ceux qui connaissent, apprécieront et se souviendront de "les Calamités" avec "les Vélomoteurs", moment emblématique de ma vie de petit introverti qui découvre les joies du Jerk) Mais la perle qui cloture le collier, la creme qui tapisse le gateau, la dernière crotte de bique qui arrive à la fin d'un lavement effectué de main de maitre, bref le gag ultime qui nous acheve, c'est l'arrivée impromptu d'un gars qu'on croirait recyclé d'une ex vie d'acteur porno, qui fait vibrer toutes ces biquettes de joie, les faisant pousser des gemissements pour ne pas dire des hénissements pre-orgasmiques.... Attention pépé, ton palpitant est fragile.
  AFFLIGEANT.
 Allez direct à la poubelle


J-5 avant le départ pour l'île Bourbon

Et oui dans 5 jours c'est le grand départ pour la Réunion. Je me languis et je suis stressé à la fois. L'excitation de vivre une nouvelle aventure, se bousculer au monde et aux autres, se confronter aux cultures façon l'Auberge Espagnole. Mais le stress d'être loin, de partir vers l'inconnu.... ET si je n'étais pas à la hauteur de leurs attentes.? Une chose est sûre, une fois sur place, j'alimenterai la couscoussière et je vous servirai des plats chauds en vous faisant part de mes nouvelles expériences. Dans les limites du racontable.... Puis de toute façon dans 10 j il n'y a plus personne sur Terre, donc quitte à mourrir, autant déjà être au Paradis.... PS: Saint Paul sera mon lieu de villégiature.


Gérard Depardieu en Belgique....

C'est de la concurrence déloyale au MannekenPiss


mardi 27 novembre 2012

A voir absolument : et maintenant on va où?

La première scène est belle et terrible : un groupe de femmes, de noir vêtues, avance sous un soleil de plomb en direction d’un cimetière. Les souliers salis soulèvent la poussière d’une terre aride, cette terre qui a pris leur mari, leur fil, leur père, leur amant. Elles sont voilées ou pas, portent la croix ou pas, elles sont jeunes ou vieilles et poursuivent cette marche, en cadence, comme une danse, comme un seul homme, comme une seule femme. On croirait voir les folles de la place de mai en Argentine, la douleur de la perte de l’aimé est la même, la dignité aussi, et le courage, et les pourquoi silencieux qui occupent à présent leur vie. Le ton semble donné, et pourtant non… Car oui, ce sont bien les mêmes femmes que l’on retrouve quelques instants après riant, se chamaillant, se moquant, s’envoyant tendrement des vacheries qui ne sont en réalité que les marques affectueuses d’une complicité à toute épreuve. Ce sont les femmes d’un village niché quelque part dans les montagnes du Liban. La guerre a fait rage autour, elle a laissé des traces : des mines qui n’attendent que la course naïve des jambes d’un enfant, un pont défoncé que personne n’a jugé bon de reconstruire, un cimetière qui gagne du terrain. Autour, le calme n’est jamais qu'éphémère et l’on sent bien que le chaos attend son heure, comme un ennemi posté en plein soleil, qui ne prendrait même plus la peine de se cacher. Pourtant, dans le village, tout est calme et tranquille, enfin si l’on met de côté l’agitation ordinaire d’une communauté qui vit entre le bistrot, la mosquée, l’épicerie et l’église. Ici, on va et on vient sans se soucier des rites, des croyances, de la longueur des voiles ou du Dieu à qui l’on confie ses prières. Et pas besoin de soldats, ni d’armes, ni de force de maintien de la paix : les femmes font ça très bien, l’air de rien. Elles sont le ciment de la communauté. Mais l’équilibre est fragile et dehors la rumeur approche, prête à semer la discorde, à faire couler encore un peu plus de sang : dresser la croix contre le minaret, invoquer Marie pour narguer Mahomet (l’inverse fonctionne aussi). Et les hommes sont comme des bombes à retardement, prêts à exploser, à piétiner la trêve, à dégainer au plus petit affront, à la moindre provocation, car depuis la nuit des temps, c’est toujours la même histoire du mâle qui prend les armes et de la femme qui pleure. Bien décidées cette fois à ne pas attendre sans rien faire, elles vont s’armer de ruse, de malice, d’invention pour détourner les hommes de leurs envies guerrières. Elles : Yvonne, la femme du maire qui ne jure que par la Vierge Marie, la belle Amale qui tient le café, et puis Rita, Sayed, Afaf, toutes unies dans ce magnifique complot qui pourrait avoir le goût du désespoir mais qui aura celui du sucre, du miel, du haschich et de la liberté.
Pour son deuxième film après Caramel, elle ose tout, Nadine Labaki. Elle ose les clichés. Elle ose les chants et les danses, l’improbable, l’incongru. Elle ose les décolletés sensuels qui se moquent des voiles et les voiles qui s’envolent. Elle ose rire avec les miracles, elle ose rire de se prendre les pieds dans le tapis de prière. Elle ose le duo comique entre un imam et un prêtre. Elle ose et ça passe, en beauté, ça fonctionne, ça émeut, on se prend au jeu de cette fable d'une folle générosité, d'une exquise naïveté, d'une évidente sincérité, qui chante le pouvoir des femmes à faire changer un monde de brutes.


lundi 26 novembre 2012

Un pur moment de plaisir

C'est doux comme un bonbon Werthers original qui font dans la bouche ou encore aussi chaleureux que l'étreinte d'une maman. Ca rend de bonne humeur pour la journée et nous donne l'agréable idée que le monde n'est pas qu'une fourmillière sans âme qui vit à 100 à l'heure. C'est une vidéo sur les caméras de surveillance et ce qu'elles peuvent capter comme douceurs de la vie....
Les caméras de surveillances ne filment pas que... par DaPeaceMaker


jeudi 8 novembre 2012

Ce type est un véritable char....

Char Dassault


C'est une honte !

EN conduisant tout à l'heure je suis tombé sur une reprise totalement éhonté d'une de mes chansons préféré... Figurez vous que Mademoiselle Tal et mister Mat Pokora ont eu le culot de reprendre Envole-moi de jean-Jacques Goldman. Alors bien sur le tempo est plus moderne, on accentue les basses, on accelere les bpm.... Mon coeur s'est arrété sur place. Entre la sale voix de l'un et le vibrato forcé de jeune biquette de l'autre on assiste à un pur massacre de cette si belle chanson. JJG avait cette voix pleine de rage et crie sa force de vouloir s'en sortir. Il prone l'integartion par le travail et on percoit ca comme un message d'encouragement pour en faire de même... Sa voix qu'on disait fluette à l'époque est tout à fait dans le ton. Ses 2 petits jeunes en ont fait juste une chanson dans l'air du temps sans âme et dénué de tout message. Je suis totalement déçu. Ma la déception n'est encore rien face au tsunami de merde qui s'annonce puisque un album appelé pompeusement Génération Goldman est en prévision de sortir... Mon Dieu mais ou allons nous. Et en plus ils ont même plaggié la poche du premier album. Flechettes all over your bodies guys !!!! Pour compparer je vous passe la version originale, tellement meilleur et plus dansante pour moi
Jean-Jacques Goldman - Envole moi par cladstrife


mercredi 7 novembre 2012

Four more years...

C'est par ces mots que Mister Barack est à nouveau entré en piste pour la présidence des Etats-Unis. Ce que j'aime bien chez ce type c'est son coté toujours enjoué, à l'écoute, ouvert d'esprit... La meilleure chose qui est pu arriver aux Etats-Unis dans ce début de 21ème siecle...